Histoire de site industriel

Histoire de site industriel

Initialement, la principale activité du quartier de la Digue est celle des chantiers de construction des navires pour lesquels on peut nommer les ateliers Simon-Mabon. Lorsque cette activité cesse, se développent des industries liées à l’exploitation du bois. Effectivement, le secteur redonnais est relativement boisé avec de nombreux peuplements de pins maritimes. Cette essence d’arbre pousse dans un sol pauvre et dans des conditions relativement médiocres, ce qui convient au territoire alentour. Les exploitations de bois se développent à partir du milieu du XIXe siècle, où de nombreuses surfaces de landes sont plantées de pins maritimes. Région très boisée, les conditions d’exploitation y paraissent favorable, encourageant ainsi le développement des activités liées au travail du bois. Le bois, abondant autour de Redon devient alors la matière première des industries : scieries et caisseries.

L’usine des Tannins

Dès 1891, naît l’usine des Tannins, mise en service en 1891, elle fabrique le tannin à partir de l’écorce de châtaigner pour l’industrie du cuir. Elle ferme au début des années 1930.
Scieries Migaud & Pailhoux
En 1921, après sa démobilisation, Marcel Pailhoux acquiert un moteur semi-diesel en vue de l’installation d’une scierie dans le quartier de la Digue à Saint-Nicolas-de-Redon. Par la suite, il s’associe à Jean-Marie Migaud. Ils fabriquent des caisses de tous modèles et pratique du sciage à façon. Ils se spécialisent progressivement dans la réparation par brossages des scies à ruban utilisées par les artisans et scieries alentours. Monsieur Pailhoux meurt en 1968. L’affaire continue alors aux mains des frères Eugène et Henri Migaud qui perpétuent la fabrication de caisses.

Société Cahour et Cie

Après être parti se documenter dans les Landes sur le travail du bois grâce aux scies à ruban en 1893, Jules Cahour ouvre des scieries forestières en Bretagne et Normandie, tout en créant une fabrique de parquets et caisses d’emballage ainsi qu’un dépôt des bois du Nord et du pays à Saint-Nicolas-de-Redon. L’usine Cahour de la Digue comprend une scierie, une caisserie, une fabrique de pâte à papier et de poteaux de mines. En 1938, la Société Cahour et Cie emploie soixante ouvriers, puis en 1949, quatre-vingt-dix ouvriers. A partir 1970, l’entreprise s’oriente vers le négoce avec la revente de cercueils, parallèlement à l’activité traditionnelle des bois et parquets. Mais des difficultés surviennent, et en 1978, l’histoire de l’entreprise s’arrête.

Renaud Machines à bois

En 1898, Pierre Renault installe un atelier de mécanique générale rue des Glycines dans le quartier de la Digue. Son fils qui lui succède en 1915, après la Seconde Guerre mondiale s’oriente vers les machines à bois. Renaud Machines à bois vend des machines neuves et d’occasion aux menuiseries et scieries. La société Renaud quitte la Digue en 1991 pour s’installer sur la zone d’activités des Bauches à Saint-Nicolas-de-Redon.
Néanmoins, l’entreprise installée dans le quartier de la Dique à Saint-Nicolas de Redon, qui eut la plus grande postérité fut les Etablissements Sébilleau Frères dont nous allons retracer l’histoire ci-après.

 

Source : « Le Transformateur en quête de sa mémoire : Histoire industrielle et ouvrière des Etablissement Sébilleau » de Pauline Herbert (Stagiaire au Amis du Transfo)

Auteur : Association Les Amis du Transformateur

L'association "Les Amis du Transformateur" mène une action expérimentale de retour à la nature maîtrisé sur le territoire d'une friche industrielle à Saint Nicolas de REDON.

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