Torride rentrée des foins

Torride rentrée des foins

Vendredi 24 juin le grand pré de la Vilaine était fauché par les soins de M. Martel, puis fané, puis andainé par Gabriel. Dimanche 26 juin les machines sont arrivées pour botteler, d’un côté des roundballers, de l’autre des petites bottes. Sous une chaleur à défaillir, de nombreux bras amis ont chargé les petites bottes et les ont mises à l’abris. La récolte est un peu faible mais devrait être suffisante pour que nos bêtes chéries passent un hiver correct .

Bravo à tous les participants : Tcheiko venue du Japon pour conduire la botteleuse, Gabriel qui a amené ses machines, le voisin de Gabriel qui a prêté son tracteur, Louis à la force herculéenne, et tous les autres costauds et moins costauds, David, Paul, Charlène, le papa de Charlène, Claudine, Gilbert, le fils de Gilbert, Michel, Fabrice et Barbara.

bottes-et-roundballers

des bottes et des roundballers

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Tcheiko à la botteleuse

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tout le monde au boulot

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il fait chaud

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très chaud

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les dernières bottes

transport

transport

Arts et autres manifestations sur le site

Arts et autres manifestations sur le site

L’objectif premier de la Commission « Art et Manifestations » est de rendre le site accessible au public en travaillant à la LISIBILITE du lieu:

 

Aider le futur visiteur à:

– se repérer dans le site (visualiser les différents espaces)

– comprendre les différents enjeux de l’action de l’association (gestion des eaux dans le quartier de la digue, encourager la nature à reprendre ses droits sur l’ancienne zone industrielle)

– visualiser les divers chantiers d’aménagement (paysagés et fonctionnels) réalisés sur le site industriel, les expérimentations botaniques ayant cours, etc…

…pour déceler dans l’apparent chaos verdoyant une organisation sensible, originale et gérée du règne végétal.

 

RECYCLER-TRANSFORMER: « quand la nature rencontre l’Industrie »:

Gardant le cap de l’association, la commission Art et manifestations met en avant une réutilisation de l’existant en réalisant ses projets uniquement à base de matériaux déjà présents sur la friche.

Ici, « Rien ne rentre, rien ne sort, tout se transforme »!

 

Dans un second temps, la commission souhaiterait inviter des artistes en résidence (plasticiens, chorégraphes, musiciens…) pour travailler dans l’esprit du Transformateur sur: des aménagements de l’espace, la question du Vivant et de la rencontre Nature-Industrie ou encore l’identité ouvrière du bassin de Redon…

Projet 2010 – Nocturne 1

Projet 2010 – Nocturne 1

En 2010, la commission  a organisé une soirée d’expérimentations musicales et visuelles: « NOCTURNE 1 »

à l’occasion de laquelle a été réalisée la Buvette du Transfo!

affiche-la-Nocturne-du-Transfo-1---1er-mai-2010

Au programme de la soirée:

– restitution vidéo et sonore du travail d’Elise Guillard et Manuel Duval autour de la Machine à vapeur (accueillis en résidence au Transfo en 2009)

– Spectacle visuel à base de musique verte (produite à partir d’herbes, feuilles et aussi de l’eau) « Sources » par l’Echo System (Oreille en Mire)

– Performance musique et peinture en Live (Erwan Lhermenier)

 

Cette soirée, dans ce lieu atypique, a intrigué et drainé de nombreux enthousiastes.

Enchantés des retours des spectateurs, nous espérons renouveler l’expérience dans le futur.

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Apiculture

Apiculture

Le vendredi 6 mai dernier nous étions cinq privilégiés invités chez Virgile, notre apiculteur référent , pour assister à un étrange processus…

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Virgile est installé depuis deux ans comme apiculteur il possède environ 400 ruches

disséminées par groupes d’une vingtaine environ sur 20 lieux différents entre le Coudray et Nantes. Selon son estimation son cheptel compte environ 20 millions d’individus !

Malgré les apparences la spécialité de la maison n’est pas la production de miel mais la

production d’essaims !

Mais, comme tout apiculteur le sait, il n’y a pas d’essaim sans reine. Or dans la nature il n’y a qu’une reine par ruche et lorsque la reine est fatiguée elle part avec une partie des ouvrières laissant le soin aux autres de faire naître une nouvelle reine (c’est l’essaimage). Par ce procédé la production d’essaim est aléatoire et ne permet pas le développement rapide du rucher.

Il faut donc aider (forcer) la nature : c’est ce que fait Virgile pour produire environ 300 reines qui lui permettront de fournir de 100 à 250 essaims par an.

Nous étions certes curieux d’en savoir plus mais loin d’imaginer ce qui nous attendait !

Cette matinée nous a permis de mesurer l’écart entre un élevage professionnel et la pratique amateur, celle du transformateur, que nous commençons à appréhender.

Pour tout dire, nous ne sommes pas certains d’avoir tout retenu, en conséquence le rédacteur du présent article réclame votre indulgence pour les erreurs et omissions qui ne manqueront pas de s’y trouver.

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Au départ, il s’agit de priver une colonie d’abeilles de sa reine pour l’obliger à produire une future reine. En même temps il faut repérer dans la ruche les larves d’un jour (deux jours maximum) que l’on va installer dans une « cupule » contenant de la gelée royale  avant de les mettre dans des hausses spéciales afin de les faire nourrir. L’éclosion aura lieu  dans unincubateur à 37° où chaque reine sera préservée de ses congénères.

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Pourquoi faut-il produire des essaims ? la mortalité, actuelle , des abeilles n’est pas une

légende : aux maladies et parasites connus (varoa, loque notamment) il faut ajouter les causes « indéterminées » pour expliquer un taux fréquent de 40% / an ! dans ces conditions un élevage tel que celui de Virgile nécessite à lui seul 100 à 150 essaims « neufs » tous les ans.

Il faut aussi prendre en compte le fait que le « vieillissement » des reines fait que la

production de la ruche faiblit au bout de 3 à 4 ans en général mais cela peut venir beaucoup plus vite selon les individus : parfois au bout de 6 mois il faut remplacer la reine !

Le conseil de Virgile pour les amateurs que nous sommes : ne pas commencer avec une seule ruche, l’idéal c’est 3 ou 4 ruches + une ruchette pour faire son essaimage personnel.

 

 

 


 

Samedi 9 avril nous avons effectué avec Michel Fortun la visite de printemps de notre petit rucher :

 

– la ruche de gauche était malheureusement bourdonneuse ou plutôt orpheline, elle n’avait plus de reine. Nous avons donc retiré la ruche après l’avoir sécouée afin de faire partir les abeilles, elles trouveront refuge dans l’autre ruche. Nous avons rangé à la Corderie les quelques cadres remplis de miel, ils pourront servir à un prochain essaim. Enfin nous avons replacé la ruche derrière la Corderie en espérant récupérer une colonie par piégeage lors des essaimages. Il faudra la surveiller pour, en cas de peuplement, replacer rapidemment des cadres, puis la remettre au rucher.

 

– la ruche de droite avait beaucoup de pollen à l’entrée. Il s’agit du pollen de l’an dernier qui ne s’est pas bien conservé et que les abeilles évacuent. Nous avons donc nettoyé le plateau de la ruche en le grattant. Lors de notre dernière visite, nous avions mal remis le nourrisseur couvre-cadres. Du coup les abeilles ont commencé à bâtir entre les cadre et le toit. Nous avons replacé le nourisseur dans le bon sens et laissé les alvéoles qui contiennent soit du miel soit des larves. Nous les enlèverons lorqu’il n’y aura plus d’activité (abeilles nées ou larves mortes car la manipulation n’est pas sans risque…).

La reine est un peu âgée, aussi il faudrait la remplacer prochainement. Ainsi nous repartirions sur une base plus saine et nous pourrions effectuer en fin d’été une récolte sur cette ruche.